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Vidéo réalisée par la classe bruson5p1

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Il était une fois une petite fille qui vivait dans les Alpes suisses.

Elle profitait de l’air pur au milieu des montagnes. Avec son grand-père et son ami Peter, elle s’occupait du bétail, en particulier des chèvres.

Au début du XXe siècle, le travail des enfants est une réalité dans les villages alpins et dans les campagnes. Forces et ressources nécessaires aux familles, les enfants accomplissent des tâches parfois ingrates et pénibles. Le mythe d’une enfance idyllique faite de joies simples et vraies véhiculé par le cinéma et la publicité a été bousculé par les archives audiovisuelles de la Médiathèque, comme en témoigne la photographie prise dans le Lötschental vers 1920.  Adieu donc Heidi !

En clôture de l’exposition Grandir dans les Alpes, Heidi reviendra à l’écran avec la projection du film de Luigi Comencini. Un riche programme d’animations pour petits et grands vous attend les samedi et dimanche 29 et 30 mai à la Médiathèque Valais – Martigny. Renseignements sur www.mediatheque.ch.

Article publié dans Le JDS, 14.05.2010

Regards croisés…

Les réflexions des enfants sur la vie de leurs grands-parents…

…L’avis des grands-parents sur la vie des enfants d’aujourd’hui

 

Je compare votre enfance à un avion. Un avion surchargé; sport, télévision, jeux vidéos, cinéma, spectacles, voyages, école, études. Beaucoup d’entre vous sont déjà pilote de leur propre avion sans en être vraiment prêts. L’avion surchargé est souvent vide de tendresse, de points de repères, de spiritualité, de joie de vivre. Heureusement il y a des avions pilotés par des adultes. Cela évite à l’enfant, aux enfants, les dérives et les découragements. Ils trouvent et retrouveront le cap durant toute leur vie.      

Les professeurs étaient sévères, ils avaient le droit de taper les élèves, s’ils n’étaient pas forts à l’école, ils allaient au fond de la classe et on ne les interrogeait pas… donc ils n’apprenaient rien. Je pense que c’était injuste car les enfants qui avaient de la peine à l’école n’apprenaient rien et c’était ceux qui avaient justement le plus besoin d’apprendre. Ils devaient beaucoup travailler même en dehors de l’école. Je préfère la vie d’aujourd’hui pour plusieurs raisons : il n’y a plus de châtiments corporels, il y a beaucoup moins de travail et les méthodes pour apprendre sont mieux et même les élèves qui ont de la peine à l’école peuvent apprendre correctement.        

Je trouve que vous êtes très solicités: sport, musique, informatique,… Je pense qu ‘il y a plus d’aide de la part des parents, des grands-parents, des supports Internet, et vous avez la chance d’être incités à apprendre parce que c’est plus ludique ( les gros livres sont moins attayants que pianoter sur l’ordinateur). Le plus de l’école d’avant c’est les références, les livres et les cahiers, j’ai beaucoup de peine à trouver une cohésion dans cet amas de fiches. L’école est plus “ouverte”, les parents et les enseignants ont plus de contact qu’autrefois.

Moi je trouve qu’ils travaillaient trop mais je regrette de ne pas avoir vécu en ce temps là!!! Mais je préfères quand même notre vie. On a moins de travail et plus de jeux.

Je pense qu’ils ont beaucoup de chance. Par contre je trouve qu’ils sont beaucoup plus débrouillards. Certainement grâce au mode de vie d’aujourd’hui.

Ca devait être dur de se réveiller tous les jours d’ été pour aller au foin et aller à la messe tous les matins quelle déception!!!

Mes grands-parents pensent que c’est  plus facile parce que nous avons moins de travaux physiques et pénibles. Que nous sommes plus ouverts sur le monde car nous avons plus de possibilités d’apprendre, de voyager… Ils pensent aussi que la vie d’aujourd’hui comporte plus de risques (drogues, alcool, tabac…) Mais ils ne se plaignent pas de la vie d’autrefois.

Je trouve que la vie des enfants d’ autrefois etait très pénible. Ce qui m’a choqué c’ etait que les enfants devaient se lever le matin pour traire les vaches et ramasser le blé.

Mon grand-père pense que nous sommes des enfants gâtés comparativement aux générations antérieures.

Je pense que les paysans voyaient de très beaux paysages.

Au point de vue scolaire, nous bénéficions d’une plus grande ouverture grâce à des branches nouvelles telles que l’allemand, la science, la gym, les A.C.M. Nous avons aussi une plus longue année scolaire.

Cela n’avait pas l’air très plaisant, mis à part le travail en dehors de l’école, leur vie avait plutôt l’air amusante.

Au point de vue familiale, nous avons aussi plus de contact et d’ouverture avec les parents. D’autre part, il suppose que nous faisons moins de travaux pénibles et que nous avons plus d’argent de poche pour nos loisirs.  

Nous invitons les personnes qui lisent ce blog à répondre au questionnaire ci-dessous.

Nos questions – vos réponses

1) Qu’est-ce que vous mettiez comme colorant pour les habits ?

2) Que pensez-vous de la différence entre les habits d’avant et ceux de maintenant ?

3) En quelle matière étaient les habits d’avant ?

4) Qu’est-ce que vous aviez comme accessoires ?

5) De quelle couleur étaient les chaussures avant ?

Mucharin, Carolina, Angela et Marion ont interviewé une personne âgée. Voici ses réponses.

Qu’est-ce que vous mettiez comme colorant pour les habits ?

Je ne me souviens pas avoir vu utiliser des colorants naturels pour les vêtements. Par contre, on colorait les œufs de Pâques avec de la pelure d’oignons.

Je me souviens que ma maman utilisait parfois des produits achetés en droguerie pour teindre et rafraîchir des vêtements.

Que pensez-vous de la différence entre les habits d’avant et ceux de maintenant ?

Les habits d’aujourd’hui sont plus confortables (plus doux à la peau) et plus faciles à l’entretien.

En quelle matière étaient les habits d’avant ?

Les pulls et les chaussettes étaient en laine de mouton tricotés à la main. Les pantalons et les robes d’hiver étaient en drap. A Montagnier était établi une fabrique de drap. Les pantalons et les robes d’été étaient en toile.

Qu’est-ce que vous aviez comme accessoires ?

Les dames avaient des sacs à main, des ceintures. Les hommes portaient des bretelles pour tenir leur pantalon. Les dames et les demoiselles, plus riches, possédaient des bijoux (collier, montres, bracelets, boucles d’oreilles, bagues). On possédaient souvent une paire de souliers plats pour la bonne saison et pour le dimanche. L’hiver, on portait des souliers montants ou des socques de cuir. L’été, les enfants portaient parfois des sandales ou des espadrilles de toile.

De quelle couleur étaient les chaussures avant ?

Les chaussures étaient en cuir bruns ou noirs.

Dans l’ancien temps, les habits avaient beaucoup moins de couleurs et étaient donc sombres. Pour l’école, les filles s’habillaient de manière identique et les garçons aussi. Elles portaient des jupes et ils mettaient un pantalon et une ceinture.

Tandis que de nos jours, nous avons des couleurs vives : rose, jaune, vert pomme, bleu ciel, bordeau, violet, rouge, doré, argenté, rose, etc. Nous avons aussi différentes matières : laine, jeans, coton, fausse peau de mouton, cachemire, soie, polaire, nylon, polyester, … et différents cols : carré, en v, rond, roulé, large.

L’exposition  et, avec elle l’aventure inédite de ce blog,  entame déjà sa dernière ligne droite.  L’enthousiasme du public et celui des classes animatrices du blog nous ont donné envie d’organiser un week-end d’animations à l’occasion de la clôture de l’exposition,  les 29 et 30 mai prochains : conférences, projections, visites guidées, spectacles… il y en aura pour tous les goûts et pour tous les âges!

On espère vous y rencontrer nombreux, afin de prolonger les échanges inter générationnels nés autour de cette exposition.

Clôture de l’exposition

Samedi 29 mai

  • 9h45 Accueil
  • 10h Conférence de M. Jean Zermatten (Institut international des droits de l’enfant)  sur les droits de l’enfant hier et aujourd’hui
    En parallèle, animations pour les enfants
  • 11h15  Droits d’enfants en chansons, intermède musical de Denis Alber, sur des textes d’Annette Gorret
  • 12 h Apéritif
  • 14h Projection du film de Pierre Koralnik, Lettres de la Rosière (TSR, 1964)
  • 14h45 Visite commentée de l’exposition Grandir dans les Alpes
  • 16h Projection du film Heidi de Luigi Comencini (1952)

Dimanche 30 mai

  • 18h La grande peur dans la montagne, lecture-spectacle par la compagnie La lune verte. Lecture de Jean-René Dubulluit, mise en musique de Vincent Zanetti (percussions), Popol Lavanchy (contrebasse) et Stéphane Chappuis (accordéon et bandonéon).

Jean-René Dubullit, lecture-spectacle de "La grande peur dans la montagne"



Pour tout renseignement, merci de vous adresser à la Médiathèque Valais – Martigny, 027/722 91 92 ou anne.michellod@mediatheque.ch

Souvenirs d’enfance 5

Né en 1924 et habitant de Reppaz, petit village situé au-dessus d’Orsières, dans le val d’Entremont, Théodule évoque ses Noël d’enfance en répondant aux questions d’Elisa, Mélissa et Diana.
Un grand merci à lui pour sa gentillesse et sa disponibilité!
Nous remercions également Roger, créateur de musique libre de droits, qui nous autorise à illustrer musicalement nos interviews avec sa composition Souvenirs d’enfance.

Interview (3 min 30)

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